Un tapis d'Orient ne se vend pas comme un meuble. Sa valeur ne tient ni à sa taille ni à son âge apparent, mais à une combinaison de facteurs que seul un œil formé identifie : la finesse du nouage, la nature de la laine, l'origine des teintures, la région de production et l'état réel de la trame. C'est pourquoi tant de belles pièces partent pour une poignée d'euros en brocante, tandis que des tapis très ordinaires sont surestimés par leurs propriétaires.
Ce qui fait — vraiment — la valeur d'un tapis
La densité de nouage. C'est le premier critère. On la mesure au décimètre carré sur l'envers. Un tapis de production courante affiche 800 à 1 200 nœuds/dm² ; une pièce fine de Qom ou d'Ispahan peut dépasser 6 000. À motif égal, l'écart de prix est d'un facteur dix.
La nature de la laine. Une laine de mouton de haute altitude, riche en lanoline, garde un éclat soyeux pendant un siècle. Une laine de récupération, courte et sèche, feutre en vingt ans. Cela se sent immédiatement à la main.
Les teintures. Les colorants végétaux — garance, indigo, gaude, brou de noix — vieillissent en s'adoucissant et créent l'abrash, ces variations horizontales de ton très recherchées. Les teintures chimiques d'après 1920 se décolorent par plaques et tirent souvent vers l'orange.
L'état de la trame. Un tapis magnifique mais cassé le long des plis vaut une fraction de sa valeur. À l'inverse, une pièce modeste en parfait état se vend facilement.
La demande du moment. Le marché bouge. Les kilims anatoliens et les tapis à fond clair sont très demandés en ce moment ; les grands tapis rouges à médaillon, longtemps rois du salon bourgeois, se négocient plus difficilement.
Successions, déménagements et débarras
La majorité des tapis que nous rachetons proviennent de successions. La situation est presque toujours la même : une maison à vider dans un délai contraint, des héritiers dispersés, et trois ou quatre tapis dont personne ne sait quoi faire. Le réflexe est souvent de tout confier à une société de débarras, qui facture l'enlèvement — y compris de pièces qui avaient une réelle valeur.
Notre intervention est précisément conçue pour ce moment. Nous nous déplaçons rapidement, nous expertisons sur place, nous chiffrons chaque pièce séparément et nous vous remettons une offre écrite qui peut être versée au dossier de succession. Ce que nous ne rachetons pas, nous vous disons franchement pourquoi, et nous pouvons l'enlever gratuitement si vous le souhaitez.
Nous rachetons, nous ne bradons pas
Soyons clairs sur un point : nous sommes des professionnels et nous achetons pour revendre après restauration. Notre offre se situe donc en dessous du prix d'une vente entre particuliers réussie. En contrepartie, vous êtes payé immédiatement, sans annonce à rédiger, sans visites, sans négociation et sans risque d'impayé.
Si votre tapis relève de la vente aux enchères — c'est le cas de certaines pièces de collection, de tapis de savonnerie ou d'Aubusson signés — nous vous le disons et nous vous orientons vers une maison de ventes. Cela nous arrive plusieurs fois par an et c'est, à long terme, ce qui fait notre réputation.
Notre protocole, étape par étape
Envoyez-nous des photos
Quatre photos suffisent pour une première estimation : le tapis entier de face, l'envers, un angle et une frange. Réponse sous 48 heures.
Expertise sur place
Nous nous déplaçons chez vous, chez le notaire ou au garde-meuble. L'examen dure de vingt minutes à une heure selon le nombre de pièces.
Estimation détaillée
Vous recevez pour chaque tapis son origine probable, son époque, sa densité, son état et la fourchette de valeur correspondante.
Offre de rachat écrite
Proposition ferme, poste par poste, valable trente jours. Vous restez libre de refuser.
Enlèvement et paiement
Enlèvement pris en charge, paiement le jour même, décharge signée pour votre dossier de succession le cas échéant.
Bon à savoir — Expertise gratuite, offre écrite, paiement immédiat, enlèvement pris en charge. Le devis est gratuit,
écrit et sans engagement : vous décidez ensuite, en connaissance de cause.